Sortie prospection Salamandre tachetée du vendredi 14 mars 2025

Publié le

27 mars 2025

 

    Œufs de Grenouilles rousses

 

Larve de libellule sp.

A l’appel de notre collègue Didier Braure qui a organisé cette prospection, nous étions 10 à nous donner RDV à Mont-Saint-Eloi, tous membres du Cochevis ou/et de l’ANG, pour la sortie nocturne déjà reportée de novembre dernier pour cause de température trop basse.

Triton palmé

Bien que de nouveau la température ne fut pas optimale, cette sortie fut maintenue. Comme pressenti, bien malheureusement aucun individu de Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) ne fut observé. Il en va ainsi, c’est toujours la nature qui décide, et visiblement, ce ne sera pas encore pour cette fois. Cependant, nous avons néanmoins pu apprécier la présence de femelles de Triton palmé (Lissotriton helveticus), ainsi que de nombreuses pontes de Grenouille rousse (Rana temporaria) dans une mare. Puis, dans un abreuvoir proche, de larves d’odonates, probables Libellule déprimée (Libellula depressa), de tétards de Crapaud alyte (Alytes obstetricans), et d’adultes Notonectes (Notonecta sp.). A noter que toutes ces espèces ont passé l’hiver dans l’état dans lequel nous les avons trouvées, hormis bien évidemment les pontes de Grenouilles rousses.

Triton palmé

Pour certains d’entre nous ces observations furent des découvertes fortement appréciées et comme d’habitude, le tout dans une ambiance bon enfant. Nul doute que le GON/Cochevis reproposera ce type de prospection réservée aux membres à l’automne prochain, avec l’accord du CEN Hauts-de-France, propriétaire des lieux, que nous remercions vivement ici. Pour rappel, ces prospections entrent dans le programme de surveillance de la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra), initié par le Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) de Montpellier, et relayé dans les Hauts-de-France par Picardie Nature avec pour soutien le GON pour la partie Nord. Elles ont pour but la surveillance des populations sur le territoire des Hauts-de-France qui présentent un potentiel de développement du pathogène Bsal, le champignon Batrachochytrium salamandrivorans. En effet les études montrent que les 5 espèces d’urodèles présentes dans la région des Hauts-de France sont susceptibles d’être contaminées, avec un risque particulièrement accru pour Salamandra salamandra dont le taux de mortalité atteint 100 %, faute de réponse immunitaire. Cette menace risque ainsi de faire disparaître bon nombre de populations avec des conséquences catastrophiques en terme de conservation de l’espèce. De fait, ces prospections ont un caractère scientifique respectant les règles strictes du protocole de surveillance, à savoir aucune capture ni manipulation, aucun dérangement du milieu, uniquement une recherche «à vue».

Alyte accoucheur têtard