Publié le
Plus de 300 amphibiens sauvés du risque de se faire écraser en traversant la route à Savy-Berlette
L’opération, menée par le groupement ornithologique et naturaliste (GON), permet aux crapauds de rejoindre leur lieu de reproduction en toute sécurité. :
Par La Voix du Nord
Publié: 26 Mars 2026 à 12h11 Temps de lecture: 2 min
Il y a deux ans, l’attention du maire Jean-François Varoqui était attirée par des responsables du groupement ornithologique et naturaliste (GON) sur la mort de nombreux amphibiens lors de la traversée de la Rue de la Gare. Une traversée qu’ils effectuent chaque année en période nuptiale, de février à avril, pour se rendre sur leur lieu de reproduction, dans les étangs proches.
Si aucune initiative n’a pu être prise l’an dernier, il n‘en a pas été de même cette année. Certains habitants, très motivés pour la cause des amphibiens, sont venus chaque soir courant février pour aider les animaux à traverser la chaussée en toute sécurité. Plus de 300 amphibiens ont ainsi été secourus, l’espèce dominante étant le crapaud commun, suivi par le triton alpestre, le triton ponctué et le triton palmé. Une seule grenouille rousse a été secourue.
Une « barrière » de 170 mètres
Cette opération a été renforcée début mars, après de nombreux contacts et préparatifs, par l’intervention de 28 bénévoles pour poser une barrière à amphibiens sur 170 mètres entre la chaussée et la voie ferrée. C’est-à-dire une bâche sous forme de filet de 50 cm de haut, enterrée de 10 cm sur toute la longueur, avec des seaux enterrés (avec couvercles anti-prédateurs) tous les 10 mètres, afin de récupérer les amphibiens venus des pâtures voisines.
Depuis, a commencé le relevé quotidien des seaux. Une opération sensible nécessitant une motivation sans faille des volontaires. Des fiches de relevés permettront de suivre la migration au jour le jour, jusqu’au démontage de la barrière, prévu mi-avril, à la fin de la migration nuptiale. « Cette opération a été engagée un peu tardivement cette année, mais nous la commencerons début février l’année prochaine », a déclaré Thierry Bernard, administrateur du GON.
